Avertissement N°2 : Je suis une vraie "buse" pour tout ce qui pourrait concerner une organisation similaire, par exemple, dans l'Armée de Terre française"1939-1940"!
Durant sa période de "vaches maigres", en gros de 1921 à +/-1931, la Reichswehr, avait été réduite à une "force de police" de 100 000 hommes - soit 7 divisions d'infanterie et trois de cavalerie! -, selon les dispositions du Traité de Versailles, ratifié par la République de Weimar, début 1920. Pour des raisons assez obscures, les Alliés vainqueurs avaient imposé le seul recrutement par volontariat, avec un engagement minimum militaire de 12 ans (!) pour la troupe et les sous-officiers et un maximum annuel de 5% quittant le service à l'expiration du terme de leur engagement (Articles. 173 et 174). en ce qui concerne les officiers, l'engagement minimum était de 25 ans, avec interdiction de quitter le service avant l'âge de 45 ans révolus et un renouvellement annuel, lui-aussi, au maximum de 5%.
NOTA : Un bon nombre d'officiers-généraux alliés avaient fait remarquer que ces conditions "léonines" risquaient de constituer à terme un "piège" et qu'il était très largement préférable, tout en limitant les effectifs, d'imposer une forme de service militaire obligatoire à durée limitée, mais leurs avertissements n'avaient pas été pris en compte.
Durant les années 1920, l'armée française avait très rapidement dégraissé ses effectifs pléthoriques issus de la Der des Ders, puis, dans un second temps, pour d'évidentes raisons de "pépètes", commencé à réduire la durée du service militaire obligatoire. Les Brits, après avoir démobilisé leurs troupes, en étaient revenus à leur tradition historique du seul engagement volontaire, sachant, en plus, que son intérêt principal était la Royal Navy, et que ses troupes terrestres étaient, toutes, à peu de choses près, à vocation coloniale! Les Américains, de leur côté, étant revenus dans leur isolationnisme habituel, ne recrutaient plus que sur engagement volontaire, en fonction de leurs besoins très limités.
Que c'était-il passé durant la décennie 1920 et les quelques années suivantes dans la Reichswehr ? Avec, pour la troupe et les sous-offs, des temps de service imposés de 12 ans minimum et une situation économique générale nationale assez médiocre qui n'incitait pas vraiment l'engagé à aller chercher du boulot dans le "civil", elle avait eu, ainsi, largement le temps d'instruire et former du personnel "particulièrement" expérimenté, à tous les grades, y compris en "l'initiant" à accomplir, si nécessaire, les fonctions normalement confiées aux deux grades supérieurs. Même motif, même punition, pour son corps d'officiers, limité à un effectif de 4000 gradés!
C'est le gros de cette armée de "100 000 hommes", qui avait servi de "structure d'encadrement" à la Wehrmacht, mise sur pied à dater de 1934... même si, dès 1931, la Reichswehr avait déjà, elle-même, entamé et planifié sa structure de "temps de paix" avec, à "court terme, atteint, dès 1938, un effectif, en temps de paix (!), de 52 Divisions d'Infanterie! Dans le domaine du matériel, il y avait plein de trucs qui coinçaient, notamment, ceux des matériels blindés, du parc motorisé et, même, dans celui de l'artillerie de campagne; dans ce dernier domaine, il y avait certes eu des décisions intelligentes, telles que la décision de généraliser le calibre de 10,5 cm pour les obusiers légers de l'artillerie de campagne, mais leurs performances (en distance) étaient assez tristounettes (à peine 10 000 m), tandis que, à de très rares exception près (une poignée de pièces lourdes, par-ci, par-là), aucune ne tirait dans le "second registre", sous un angle de tir de + 45°. A noter que les Allemands s'étaient échinés, durant tout le conflit, à tenter d'améliorer l'élévation et la portée de l'obusier 10,5 cm le FH, mais que, en mai 1945, ils n'y étaient toujours pas parvenus!
Dès septembre 1939, il existait, au sein de la Heer, une branche importante, l'Ersatz und Ausbildungs Heer, un (important) service à part entière, chargé, tout à la fois, de former, instruire et constituer une réserve de personnels rapidement disponibles. On oublie les camps de prisonniers militaires qui avaient également relevé de son autorité, mais, en gros, jusqu'à fin décembre 1944, elle avait géré l'entièreté du personnel qui ne relevait pas "directement" des effectifs des unités combattantes, à savoir les recrues, avant leur première affectation combattante ou réputée telle, les blessés de retour d'une +/- longue convalescence, qui avaient réglementairement été rayés des effectifs de leurs unités, totalement les écoles et les unité de perfectionnement spécialisées (Lehr, etc.) sauf quand ces dernières étaient engagées en ligne.
Ci-dessous, l'organisation de l'Ersatzheer, lors de la mobilisation 1939/1940; je ne vais pas entrer dans le détail, mais, sur la page 3, figure ses "effectifs" au 1er septembre 1939, à savoir près d'un million d'hommes (996 000!).
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... elle avait atteint son effectif maximum le 1er décembre 1944, celui du 1e janvier 1945 étant "pollué" par la prise en compte des blessés et malades, inventoriés dans les hôpitaux militaires!
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A dater de février 1945, l'Ersatz und Ausbildungs Heer avait été "dissoute" ou, au mieux, mise au rencart, tandis que ses effectifs "de remplacement" avaient fondu comme neige au soleil, passant (colonne 2) de 1 463 000 hommes réputés "opérationnels à disposition"... à 240 000, le 1er mai 1945!
Bizarrement, au départ, je n'avais pas bien compris pourquoi , entre le 1er avril et le 1er mai 1945, les chiffre des blessés et malades (colonne N°3) avaient bien pu baisser! En fait, c'est tout bête, les hôpitaux militaires allemands dans les secteurs contrôlés par les Alliés et les Soviétiques n'étaient plus du ressort de la Wehrmacht!


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