Je vais me permettre de "contester" ta conclusion

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On trouve ici, dès 1917, des jalons important du débarquement en Normandie.
De fait, à une échelle moindre, il s'agissait de tenir compte des leçons acquises suite à l'échec de Gallipoli, en 1915! Opération, qui, elle-même, avait démontré les carences funestes du dispositif, alors, mis en place, y compris une méconnaissance "crasse" de la situation particulière que constituait le secteur du "Débarquement"!
En réalité, dès les premières descentes à terre, effectuées le 26 et 27 février 1915, par les Alliés, rien ne correspondait à la situation qu'ils avaient préalablement établie, le terrain était très compliqué d'accès, tandis que les défenses terrestres ottomanes, aménagées durant le trimestre précédent, marqué par une situation militairement calme, ayant été renforcées, selon les conseils d'officiers allemands spécialement missionnés, avaient littéralement cloué sur la plage, les forces de débarquement franco-britanniques.
Entre fin février et le 15 juillet 1915, les "15 divisions" débarquées n'avaient pu progresser que de 5 km dans les terres! Les plages de débarquement étaient restées à portée de tir de l'artillerie ottomane , tandis que les épidémies ravageaient aussi bien les rangs turcs qu'alliés! 15 000 hommes supplémentaires avaient été déposés à terre, en quelques heures et sans opposition, le 6 août, mais l’opération avait rapidement viré à l’échec!
A dater de l'automne 1915, la préoccupation essentielle de l'état-major allié avait été de mener à bien, sans trop dégâts, l'évacuation des troupes débarquées; opération qui, ayant débuté, le 18 décembre, pour s'achever dans la nuit du 8 au 9 janvier 1916, cette fois, s'était déroulée "mieux que bien", avec, en tout et pour tout, deux blessés "officiels"!
Selon les sources allemandes, les Ottomans auraient perdu 218 000 hommes, dont 60 000 tués, 110 000 blessés, où, seuls, 42 000 d’entre eux avaient été en capacité après leurs convalescences de reprendre le service actif, mais certaines sources sérieuses turques évoquent des pertes se chiffrant entre 251 000 et 350 000 hommes mis hors de combat!
Du côté allié, les pertes humaines s'étaient chiffrées, dans le camp britannique (troupes du Commonwealth incluses) à 47 000 tués, 107 000 blessés et près de 11 000 disparus, tandis que l’armée française déclarait 9800 tués et 17 500 blessés, chiffres auxquels il convient de rajouter entre 100 000 et 150 000 malades évacués sanitaires.!
L'Opération des Dardanelles s'était achevée dans un fiasco monumental, sauf sa phase ultime d'évacuation, mais, même, si dans ce contexte, Churchill et Fisher s'étaient retrouvés, individuellement, embarqués dans un très sérieux désaccord, son échec avait, avant tout, été le résultat de décisions trop tardives et "timides" de l'état-major opérationnel local, du temps accordé à l'adversaire pour renforcer ses défenses, et, d'une manière plus générale, par l'inexpérience dans le domaine des opérations "combinées" amphibies, car les premiers débarquements de troupes s'étaient effectués à l'aide de la "
drome"- grands canots à rames, canots-majors à vapeur, yoles, etc. -, qui constituait, pour l'essentiel, le parc d'annexes du bord des cuirassés, croiseurs britanniques et, pour la marine française, celui de ses navires de ligne et croiseurs cuirassés. Il avait fallu attendre la mise en place de jetées provisoires, pour voir les premiers "marchands" alliés réquisitionnés débarquer leur cargaison, sous le feu de l'artillerie ottomane!
On peut y ajouter aussi un manque très sérieux de "connaissances ou compétences pharmaceutiques", alors que le corps médical, chez les deux adversaires, en dépit de leurs efforts méritoires (néanmoins, moindres, côté ottoman), avait été contraint de devoir "naviguer à la petite semaine", au moyen d'expédients plus ou moins efficaces!
Mon propre grand-père maternel, militaire de carrière, était, lui-même décédé à "33 ans", en 1924, des suites de ce qu'on appelait, alors, pudiquement "des fièvres", qu'il avait "chopés", durant le conflit, en Macédoine! Pour la "petite histoire", rapatrié en urgence, depuis Dakar, avec son épouse, à l’hôpital militaire de Lorient, le corps médical avait intentionnellement prolongé sa vie, à l'aide de coûteuses bouteilles de champagne, achetées par son épouse, ma grand-mère, afin qu'il puisse survivre pour parvenir au bout de ses 15 ans et 6 mois légaux, avoir droit à sa "retraite militaire proportionnelle" - vu ses années de service, en temps que guerre, il avait aussi effectué le plein de ses "quarante annuités" -, et que, ainsi, son épouse et sa "lardonne", ma
Môman, âgée, alors, de moins de trois ans, puissent ainsi bénéficier de la retraite de réversion! .. Tout çà est absolument véridique!
